| BISSINGER
Louis
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né(e) en
24 avril 1899 à
Lyon
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décédé(e)
en 1978
à Rillieux-la-Pape
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Biographie :
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Ses parents étaient d'origine
alsacienne. Les tendances artistiques de Louis Bissinger
se manifestent assez tôt, puisqu'il entre au
Conservatoire de musique à Lyon en 1914 pour
y étudier le violoncelle.
C'est en 1923, après son mariage
avec sa femme, Yvette, originaire de la Haute-Marne,
que commence sa carrière d'artiste peintre.
Dans le même temps, le couple Bissinger joue
régulièrement dans les salons lyonnais
avec un petit orchestre qu'il a créé
et qui lui assure un revenu.
Les paysages de la Région de
Morestel attirent fortement Louis Bissinger et c'est
dans cette région du Dauphiné, où
il est en contact permanent avec la nature, qu'il
exprime sa véritable personnalité en
concevant de nombreuses aquarelles. Dans cette région
qui lui est chère, il rencontre et fréquente
de nombreux peintres lyonnais et se lie d'amitié
avec Giacomino, Anselme, Abel Gay, Romagnol, Mademoiselle
Soudan ainsi que Reignier, avec qui il partage la
même admiration pour le peintre Ravier.
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En 1943, il est arrêté
à Lyon à son domicile rue Garibaldi.
Accusé de complicité avec la Résistance,
il est envoyé au camp de Buckenwald. Pendant
deux ans, avec beaucoup de courage et de réalisme,
il peint, sur des morceaux de carton et des panneaux
de bois, la "vie de ces camps de la mort".
Il rencontre parmi ses compagnons de captivité
Edmond Michelet, devenu par la suite, Garde des sceaux.
Certaines oeuvres de Louis Bissinger
porte la signature << Bérard >>
ou << Régis Bérard >>, pseudonyme
qu'il utilisait avant sa captivité. Il continue
à utiliser ce pseudonyme par la suite lors
de séjours dans le midi de la France. Il existe
également quelques oeuvres non signées.
Celles-ci sont souvent des études préparatoires
que l'artiste pensait retravailler ultérieurement.
Elles sont importantes, car elles permettent de déterminer
le vrai travail de l'artiste.
Après sa libération en
1945, il revient à Lyon, où son atelier
été détruit. Il y ouvre une petite
boutique d'antiquités et prépare une
exposition de vingt sept toiles sur l'enfer qu'il
a vécu à Buckenwald. Il reçoit
successivement la Médaille Militaire, La Croix
de Guerre aver Palmes, la Médaille de la Résistance
et la Légion d'Honneur en 1970.
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XXX
portrait : XXX
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autres informations :
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Il participe après la guerre
de 1939-1945 à de nombreuses expositions de
peintures. Il obtient le 1er Prix de la ville de Lyon
en 1945. En 1950, il part habiter Morestel appelé
la Cité des Peintres. Cette ville devient son
pays d'adoption. Il y travaille jusqu'en 1960. Entre-temps,
il obtient le 1er Prix des Amis des Arts à
Grenoble en 1954. Il fait de fréquents séjours
à Paris où il rencontre régulièrement
ses anciens compagnons de captivité, dont Edmond
Michelet et Marcel Paul devenus ministres. L' Etat
français, ainsi que le Musée de l'Armée,
couronnent son succès en faisant l'acquisition
de plusieurs de ses oeuvres en 1957. Edmond Michelet,
Garde des Sceaux en 1961, parraine chacune de ses
expositions. Les oeuvres de Louis Bissinger ornent
alors de nombreux salons parisiens.
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De nature individualiste, Louis Bissinger
refuse les expositions de groupe dans les Salons,
préférant exposer seul dans certaines
grandes galeries parisiennes telles que la Galerie
Royale ou la Galerie Cambacérès. La
banlieue parisienne, où il habite depuis 1960,
ne suffit pas à satisfaire son goût prononcé
pour les couchers de soleil, que l'on retrouve dans
la majorité de ses oeuvres. Après plusieurs
séjours en Franche-Comté (en particulier
à Lons-le-Saunier dans le Jura), en Bourgogne,
en Alsace, en Champagne dans la Marne, il part pour
Brandonvillers en 1970, où son oncle lui a
laissé une propriété. En 1977,
il rejoint la région lyonnaise, à Rillieux-La-Pape,
où il s'éteindra une année plus
tard en 1978.
Louis Bissinger laisse derrière
lui une oeuvre féconde. Ses débuts expriment
des tendances impressionnistes profondes. Certains
critiques d'art ont ressenti dans la plupart de ses
oeuvres des similitudes aver Camille Corot. C'est
pendant son séjour à Morestel que Louis
Bissinger enrichira son talent en retrouvant les paysages
chers à Ravier, qu'il admire. Sa peinture,
faite de poésie, exprime des impressions ressenties
à des moments précis. Louis Bissinger
restait de longs moments à contempler un paysage
pour en saisir toutes les nuances. Son chevalet à
portée de main, il observait pendant des heures
les instants fugitifs de la nature, du lever au coucher,
pour en peindre la quintescence dans une expression
douce et subtile. On apprécie aujourd'hui dans
ses oeuvres, toutes les nuances variées de
la lumière sur la nature. Les aquarelles et
les huiles de Louis Bissinger traduisent tout ce que
chacun d'entre nous peut voir et ressentir en observant
le jeu de la lumière sur notre environnement.
Il est certain que Louis Bissinger, par son travail
laborieux et profond, a parfaitement maîtrisé
les impressions qu'il a ressenties en les fixant définitivement
sur la toile ou le papier, oeuvres devant lesquelles
personne ne peut rester indifférent.
Jean-Marc VUILLEMOT - Expert en tableaux
et objets dArt - Expert pour Louis BISSINGER.
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