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CIRY Michel
né(e) en 31 août 1919 à 12 heures à à la Baule
décédé(e) en XXX à XXX

Biographie :

Il étudie la gravure puis la peinture à L'Ecole des Arts Graphiques de Paris. Son travail lui vaut de nombreuses récompenses : Prix Eugène Carrière, Prix Wildenstein de l'Académie des Beaux Arts, médaille d'Or à la Biennale de Florence.

"Michel Ciry, dans ce siècle de spécialisation, réussit à s’exprimer par la gravure, le dessin, la composition musicale, l’écriture et la peinture.

Adolescent, la gravure fut son premier mode d’expression. Qualifié d’enfant prodige par son « illustre aîné » Dunoyer de Segonzac, il est devenu l’un des plus grands du XXe siècle en cette discipline particulièrement ardue. En 1938, le hasard (selon lui, la Providence) le fit rencontrer Nadia Boulanger dont il devint l’élève. Avec ce maître prestigieux, il apprit son métier de compositeur et ce fut entre cette année-là et 1959 qu’il écrivit la totalité de son œuvre musicale (6 symphonies sacrées, un concerto pour piano, instruments à vent et percussions, des pièces pour orchestre, des ballades et préludes pour piano, de nombreux recueils de mélodies, un quatuor à cordes). À ce titre, il fut lauréat du Concours international reine Élisabeth de Belgique en 1953.

Depuis 1942, Michel Ciry tient son Journal dont 32 tomes sont aujourd’hui publiés. C’est une somme littéraire en laquelle il s’exprime en toute indépendance d’esprit sur maints sujets, qu’il s’agisse de ses impressions de voyages, de ses jugements sur l’art et sur ses contemporains, de ses commentaires sur des évènements de toutes sortes (qu’il participe ou en soit le témoin). Ne craignant pas d’être sévère et réprobateur, il sait aussi se révéler sensible, porté à la louange quand il y a lieu d’admirer. Ce journal, disait Michel Droit, est aussi important que son œuvre de graveur ou de peintre dont il est indissociable.

C’est aussi en 1942 que Michel Ciry commence à peindre, à cette époque essentiellement des natures mortes et des paysages. Insatisfait, il les détruira et ce ne sera qu’une dizaine d’années plus tard qu’il se remettra à la peinture, mais alors en s’inspirant de thèmes presque exclusivement religieux (particulièrement puisés dans le Nouveau Testament). Il souhaite, écrit-il dans son journal, que son art soit missionnaire.

Ses toiles, qu’il réalise en atelier pour une meilleure concentration, sont le fruit d’une activité très régulière, cela au sein de la recherche constante d’une perfection qu’il sait être insaisissable. Ses personnages, graves le plus souvent et ne faisant rien pour plaire, ne peuvent laisser indifférent. Dans une quasi absence de décor, ils vivent intensément, au-delà du pittoresque. Les regards auront joué un grand rôle en cette œuvre d’une singularité très pensée. Les mains également, de par une éloquence digitale qui en dit autant que les traits d’un visage. Tout cela se trouvant être d’une sobriété propice à la grandeur dont il convient d’avoir un incessant souci."

Paul Munch

 

portrait : XXX

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