Jules COUEZ, né en 1897 à Valenciennes, commence
très jeune à sintéresser avec
passion au dessin. Dès sa sortie de lécole
-il a 13 ans- il suit des cours de dessin après son
travail. Au début de la première guerre mondiale,
il sengage. A son retour, il sinstalle définitivement
à Paris ; il est alors employé dans un cabinet
darchitecte et peut reprendre ses cours. Il épouse
Marie-Thérèse Gambier en 1923.
Il fait alors beaucoup de portraits à lhuile,
aux pastels et au fusain de sa femme ainsi que des scènes
familiales après la naissance de ses deux filles.
Plus tard, le couple achète une petite maison près
de Provins. Jules Couez, inspiré par ce nouveau paysage,
soriente plus particulièrement vers laquarelle.
Dans les années 30, il dispose dun atelier
à la Ruche où il rencontre dautres peintres,
Foujita, Neillot, Forget. Il affine à cette période
sa sensibilité artistique. Les toiles quil
peint à lépoque représentent
le vieux Paris (celui des halles, de la rue Quincampoix
etc
), cest à dire le quartier actuel
du Forum et de Beaubourg, mais aussi la proche banlieue
(Bourg la Reine, Clamart
) Il expose au Salon dAutomne
et au Salon des Indépendants.
A partir de 1940 et jusquà sa retraite, Jules
COUEZ produit de nombreuses aquarelles dans les quartiers
populaires de Paris, scènes colorées de la
vie, mouvements de foule, autour de Montmartre et de la
place Clichy.
Dans sa maison près de Provins, en 1970, il fait
quantité de croquis, scènes villageoises ou
familiales, en utilisant le pastel ou le crayon de couleur,
souvent en très petit format.
Depuis sa retraite, il participe à différentes
expositions régionales où il présente
des toiles et des aquarelles de la période antérieure.
Jules COUEZ na pas été un peintre à
thèmes et ses préoccupations intellectuelles
ne sinscrivent pas dans son uvre. Sa maîtrise
du dessin acquise dans sa profession darchitecte na
pas enrayé sa liberté dexpression.
Avant tout peintre indépendant, marqué par
lécole impressionniste, Jules COUEZ ne sest
soucié que de sa passion de faire figurer spontanément
ce qui lui paraissait nécessaire à des moments
privilégiés de sa vie.